Conscient du rôle stratégique de l’agriculture dans la diversification économique, la création d’emplois et la sécurité alimentaire, le gouvernement nigérian a placé l’agro-industrie au cœur de sa stratégie de développement. Cette ambition se traduit par la mise en œuvre de réformes structurantes, notamment à travers la National Agricultural Technology and Innovation Policy (2022–2027), le développement des Zones Spéciales de Transformation Agro-Industrielle (SAPZ) et la création de ministères spécialisés dédiés à l’élevage et à l’économie maritime.
Les récentes évolutions de la politique commerciale des États-Unis, l'augmentation des tarifs d'exportation et les retards intermittents dans les processus de certification ont conduit de nombreux acheteurs, notamment dans le Sud global, à repenser leur dépendance aux expéditions agricoles et alimentaires américaines. Cette perturbation offre une fenêtre d'opportunité aux exportateurs d'Asie et d'Afrique pour se positionner comme des fournisseurs fiables, compétitifs et stratégiques de matières premières agricoles, ainsi que de produits carnés et de volaille.
Le Cambodge occupe actuellement la 10ᵉ place parmi les plus grands producteurs mondiaux de riz, tant pour la consommation locale que pour l’exportation, selon la Fédération du Riz du Cambodge. En 2022 seulement, le pays a exporté environ 630 000 tonnes de riz blanc, générant des revenus dépassant les 400 millions de dollars. Cette réussite remarquable découle de politiques stratégiques et délibérées sous la direction visionnaire de l’ancien Premier ministre Samdech Hun Sen, qui a fait du développement agricole un pilier de la croissance nationale. Pour les pays africains confrontés à l’insécurité alimentaire et à une forte dépendance aux importations de riz, une denrée représentant plus de 5 milliards de dollars de factures annuelles pour l’Afrique subsaharienne, le succès du Cambodge offre une feuille de route précieuse.